dimanche 8 novembre 2009

L'honneur est sauf

Hier soir, Brice et moi avons perdu d'un fils un match de Beer Pong contre des spécialistes. Mais on leur a collé 5 in a row, donc l'honneur est sauf.

Hi Five, Dude, on sera champion du monde avant que je rentre en France.

samedi 7 novembre 2009

Climatologie

Le mois d'Octobre a été l'un des plus pluvieux dans le Missouri (14 jours de pluie, c'est-à-dire 14 fois 24 heures de pluie!). Il a aussi fait assez froid avec les premières gelées.
Le mois de Novembre s'annonce chaud. Aujourd'hui 25 degrés et gand soleil. Du coup ce soir c'est barbecue.

mercredi 21 octobre 2009

Quote

"Radio is sounding conversational... well... conversational as if we were super super super smart"

Janet Saïdi
KBIA News Director
October 21st 2009

mardi 20 octobre 2009

Check-up

Déjà arrivé à mi-parcours, je fais un petit check-up.

Les cours :

1) Photo-journalisme. Surement le cours où j'apprends le plus et où je m'éclate le plus. David Rees, le professeur est vraiment passionnant et drôle, ce qui ne gâche rien. Je devrais écrire un paper pour son cours au lieu de blogger. Aujourd'hui j'ai assisté à une masterclass de Bill Eppridge, photo-journaliste de renom et anciennement sur les bangs de l'école de journalisme. Certains le connaissent sans doute; pour les autres il a suivi la campagne de Robert Kennedy. Il était présent lors de son assassinat. Je conseillerais ce cours à ton étudiant de Pipo partant en échange dans le Missouri, comme me l'avaient conseillé mes prédécesseurs.

2) Broadcast II. Mes sentiments sont mitigés. D'un côté je travaille à KBIA, une station locale du réseau NPR et j'y apprends beaucoup de chose. Les journalistes sur place me font confiance et apprécient mon travail. Je suis diffusé à chaque fois. Jusqu'à présent mon meilleur reportage est celui sur une manifestation et contre manifestation autour de la question de l'avortement. Je mets un lien vers l'émission pour ceux (anglophones) qui ne l'auraient pas entendu. Je découvre le journalisme radio à l'Américaine (enfin radio publique, c'est surement différent dans les stations privées). Un journalisme qui prend son temps, va au fond des choses autant que faire se peut et qui trouve surement sa quintessence dans l'émission This American Life. J'en avais entendu parlé. Maintenant je l'écoute de manière régulière et farfouille même dans ses archives à la recherche de pépites. Je vous invite à en faire de même.
Mais d'un autre côté les cours magistraux me laissent insatisfait. Je dois lire des manuels sur comment faire du journalisme TV. Autant dire qu'on me demande de perdre mon temps. Surtout quand le manuel vous apprend comment tenir une caméra (je sais le faire, je m'en moque un peu, et c'est stupidissime de l'apprendre dans un manuel). J'y jète donc un oeil discret et ne lis que ce qui peut me servir... cela réduit énormément ma charge de travail.
Greeley Kyle est très certainement un excellent enseignant pour ce qui est de la télévision. Il joue au dur, mais c'est un ours en peluche. Le problème c'est que pour la radio, les souhaits de mes rédacteurs en chef à KBIA démentent une fois sur deux ses attentes. L'antenne étant prioritaire je m'y conforme donc, mais je suis noté par Greeley. Une bonne chose que je moque des notes (je validerai le cours quoiqu'il arrive).

3) L'espagnol. Je suis toujours aussi content de m'y être remis et ça revient assez vite. Mais je suis déçu par le mode d'enseignement des langues aux Etats-Unis (mon prof n'y est pour rien. Il est dynamique et très pédagogue). C'est bien gentil de discuter en cours, d'écrire une rédaction de temps, de remplir des QCM sur internet, mais apprendre une langue ça veut aussi dire se farcir de la grammaire jusqu'à la vomir (comme Ettie, Ryan, à côté de moi en ce moment et qui ne devraient pas tarder à régurgiter leur français). Et je déteste le dire, mais faire des listes et des listes de vocabulaire, et elles aussi se les farcir jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Je vous vois venir. "T'as 23 ans, tu peux t'y mettre tout seul!" J'ai pas grand chose à répondre. Disons juste, et je le regrette, que l'espagnol ne peut matériellement pas être ma priorité. Aussi si on m'y obligeait je trouverais surement le temps de m'y mettre. Mais le reste de mes cours est tellement prenant en terme d'heures mais aussi d'organisation que j'avoue que lorsque j'ai un moment libre je ne pense pas à apprendre un peu d'Espagnol.

4) Independant study. Janet vient de me dire ce que j'allais faire, je n'ai donc pas commencé. En gros, on se sert de mon expérience à Europe 1 et je deviens éditeur en chef (ici ils disent producer) pour les journaux de l'après-midi. C'est la première fois qu'ils font cela. On ne sait donc pas trop où l'on va. Moi-même je me le demande. Rien ne se fait en direct ici et il n'y a pas vraiment de rédaction puisque ce sont les élèves de l'école qui fournissent le contenu. Pour les étudiants en radio BII comme moi, on se connait, on est le noyau dur et on travaille pour les émissions hebdomadaires. Pour les papier et autres papson ce sont les BI. Autant dire des petits jeunes qui apprennent aussi à faire des reportages vidéo. Ils changent d'une semaine sur l'autre.
Je vais essayer de trouver un processus à suivre par tous pour qu'on sache exactement sur quoi qui travaille et quand ils doivent le rendre. En gros je vais rationaliser.

Si vous m'avez lu jusqu'ici vous avez mérité des informations personnelles.

Je vais bien. Clarifions les choses tout de suite. Mais je suis épuisé. Un peu par manque de sommeil parfois, mais surtout parce que le rythme est très soutenu et ce depuis 2 mois que les cours ont commencés. Les vacances de Thanksgiving sont dans un peu plus de 4 semaines. Elles vont me faire un bien fou. Je commence à vraiment à en avoir marre de la nourriture de m***** qu'on tente de me fourguer à chaque repas. Je ne mange que deux fois par jour et me suis condamné à une salade tous les soirs. Je vais nager un kilomètre au moins 3 fois par semaine. Je garde à peu près la ligne. Mais je pense que je ne couperai pas au régime à mon retour, ne serait-ce que pour purger tous les acides gras saturés, sucres ajoutés et autres joyeusetés dont les Américains truffent leur nourriture.

Je l'ai déjà dit, je vais à San Francisco retrouver Sheri Greenawald, directrice du Merola Program de SF. C'est mon ancienne voisine d'enfance. Je verrai ses élèves chanter ainsi qu'une production d'Otello de Verdi, adaptée de Shakespeare. J'ai hâte. L'opéra me manque. Même si une troupe de professionnels passe par Columbia pour y donner les Noces de Figaro (2 Novembre). J'ai besoin de la foule des grands soirs.
A ma grande déception Madeline, sa fille, mon amour d'enfance (entre 3 et 7 ans je crois) ne pourra pas être là. Elle vient de décrocher un job de kiné et ne peut pas avoir de vacances à cette période de l'année. Vu le contexte économique je comprends qu'elle l'a joue safe sur ce coup. Une autre bonne raison de revenir aux Etats-Unis.

Car je ne pourrai pas faire tout ce que j'aurais souhaité. Notamment passer par New York une dizaine de jours. Aller au Met. Dans les musées. Flâner. Profiter un peu avant de repartir pour la fin de mes études, et de galérer comme tout jeune journaliste qui se respecte.
La faute à l'argent en partie. La faute à pas de chance aussi. Le bon plan que j'avais avec un très bon ami de prépa pour une collocation dans le 19ème est tombé dans le canal de l'Ourcq. Dommage c'était excessivement grand et pas cher.
Enfin, Europe 1 me laisse tomber. Pas de deuxième contrat d'apprentissage. Je rentre donc sans appartement, ni job. Je ne pense pas pouvoir reprendre mon ancien poste là-bas. Je serai parti 6 mois. De nouvelles têtes m'auront remplacé et il n'y aura pas ou si peu de piges pour moi. Et à vrai dire, à 6 mois d'être diplômé et sur le marché du travail en tant que journaliste, j'ai surement mieux à faire que simple assistant d'édition. J'ai appris beaucoup à le faire et je respecte énormément mes collègues qui continuent à le faire. Je n'ai aucun dédain ou quoique ce soit d'autre pour eux ou le poste. Mais je ne suis pas casser la tête à entrer dans une école de journalisme pour rester dans cette position.

Je rentre le 16 Décembre - soit deux semaines après les vacances de Thanksgiving - pour essayer de démêler un peu tout cela. Je scrute avec anxiété ma boite mail pipo en espérant une proposition pour un autre apprentissage dans une radio.

La fin de mon séjour, je la passerai à Chicago avec ma famille américaine. Je reverrai donc Ginette et Vernon mais aussi leur fils (petits-fils aussi qui sait). Cela me réjouit énormément.

En attendant le programme d'étude et de visite du Midwest est chargé.

I'll keep you posted, this time.

samedi 10 octobre 2009

Quinito

Hier soir à une triple soirée de 21 ans, j'ai appris aux Américains à jouer au Quinito. C'est toujours aussi efficace.

lundi 5 octobre 2009

Hibernating Squirrels

Brrrrrr ! Cette fois c'est officiel il fait froid. Le Missouri entre dans cette période charnière où le matin il est impossible de mettre un pied dehors sans porter de manteau, mais où dès midi le soleil le rend caduc. Résultat il vous encombre jusqu'au soir. Parfois on le laisse dans sa chambre si on repasse par là, et on l'oublie le soir quand le froid mordant vient vous cueillir dès que le soleil se couche.
J'ai été prévoyant et ai profité de la gentillesse de Sarah pour faire une excursion au Columbia Mall. J'y ai trouvé un manteau, un peu comme mon Givenchy, mais pour un prix dérisoire (et des matières et une qualité nettement inférieures) 80 dollars.

samedi 26 septembre 2009

Passer sa vie au Diner

Hier soir c'était l'anniversaire de Sarah. La soirée fut agréable, pleine de rencontres extraordinaires. Comme cet Iralndais, Shawn, arrivé aux Etats-Unis il y 10 ans pour échapper à la justice anglaise. Il m'a affirmé être un ancien de l'IRP, avoir le gaelique comme langue maternelle (ce que j'ai entendu en est en tout cas très proche), sans parler des différentes actions violentes auxquelles il affirme avoir participé. Tout cela a besoin d'être vérifié. Quoiqu'il en soit c'est un sacré personnage.

Ces longues discussions (l'Irlandais, la Catalane et bien d'autres) étaient accompagnées de boissons et lorsque 4 heures du matin arriva, nous eûmes faim. Nous voilà donc parti pour le seul diner du quartier ouvert 24/7. La baraque est le cliché de tout diner américains qui se respecte : les couleurs flashy et pastels, la clientèle bigarrée (mais nombreuse à cette heure tardive), la nourriture riche (trop, surtout avant d'aller se coucher), et la serveuse.
Un nouveau personnage, que je transformerai peut-être en reportage. Je ne sais pas quel âge elle a, mais surement autour de 70 ans. Elle travaille de nuit et est connue comme le loup blanc. Charmante, serviable mais directive, elle agit comme celle qui sait pertinemment où elle va. Chaque année elle est distinguée localement comme la meilleure waitress.
Même si mes amis américains me disent qu'elle ne se verrait pas faire autre chose, et quand bien même je savais qu'aux Etats-Unis la retraite n'existe globalement pas pour les travailleurs de l'Amérique d'En-Bas, j'étais plus envahi par un sentiment de tristesse que par de l'admiration. L'alcool surement.

mardi 22 septembre 2009

Weekend à Kansas City

C'est avec un plaisir non dissimulé que j'écris ce post. D'une part je le fais depuis mon nouveau laptop, un Macbook Pro 13" acheté à vile prix grace au taux de change euro/dollar (à 1,48$ pour 1€) à l'heure où j'écris ces lignes, et d'autre part parce que le weekend fut bon.

Kansas City est à environ 2 heures de route de Columbia. J'ai fait le trajet dans la voiture de Sarah. J'ai rencontré sa famille. Sa mère a profité du fait que Sarah s'absentait pour me montrer un de ses cadeaux d'anniversaire. (Sarah fête ses 22 ans jeudi soir, autant dire que la soirée de vendredi s'annonce alcoolisée). Il s'agit d'un livre de recettes de cuisine... françaises. Le livre est maginifiquement illustré, les recettes variées et représentatives des régions et d'après ce que j'ai vu, elles ne comportent pas d'erreur.
J'ai aussi fait la connaissance de la tarentule du frère de Sarah. Charmante créature. Elle dormait dans son vivarium quand nous sommes arrivés. Déjà assez grosse bien que recroquevilée sur son torse. Il l'a chatouillée et elle s'est déployée. Désolé je n'ai pas de photo mais je pense que certaine de mes lectrices défaillent déjà à ces quelques mots. J'ai aussi appris que les tarentules changent de peau, comme les serpents. J'ai vu les résidus de mues, on dirait... des tarentules. Apparemment il y a une coque sur le haut du torse et séparée de la mue c'est assez joli, comme une pierre précieuse noire et orangée, galbée.
Ensuite nous retrouvions Ettie (de son vrai nom Sarah, mais il faut l'appeler Ettie sinon on la confond avec l'autre Sarah, bien qu'elles ne soient pas soeur). Nous avons déjeuné dans un BBQ, typique du Midwest, où les candidats à l'élection présidentielle on l'habitude de passer.

Très amusant de voir sur les photos trophées Jimmy Carter et sa bourgeoise endimanchés en train de tremper leurs doigts dans une nourriture graisseuse à souhait. En revanche John McCain s'en tire bien. Il ressemble à un grand-père. J'imagine mal Sarah Pallin se faire hurler dessus par les grands blacks qui prennent votre commande derrière une vitre poisseuse. Qu'est-ce qui faut pas faire pour perdre une élection présidentielle...
L'après-midi nous l'avons passé à WestPort, le quartier le plus typique et animé de la ville. Ça ressemble un peu à Londres par certains côté (bon ok, les briques rouges c'est facile).

Nous sommes entrés chez un bouquiniste (j'y ai acheté le premier tome de Nine Princes in Amber que je relis en anglais dans le texte avec un immense plaisir), et dans une animalerie où j'ai vu un Python albinos de 6 pieds de long (environ 2 mètres). C'est laid. Mais impressionnant.

Nous sommes retournés ce quartier après le repas du soir (une salade après les excès du midi) que nous avons pris chez Ettie et ses parents.

Ce sont de grands amoureux de la France, surtout des produits frais, des plats et produits frais que l'on peut y manger. Une anecdote amusante. Nous étions tranquillement en train de siroter du vin entre deux amuse-gueules quand deux déflagration juste devant nous ont retenti. Le son puissant donnait l'impression de coup de feu. N'écoutant que notre courage, Ryan et moi-même avons préféré nous abriter. Ettie, stoïque nous expliquant que son voisin (qui rentre d'Afghanistan) s'amuse à poser des pièges à crapaud sur le bord de la marre en bas de son terrain. Lorsque ces stupides créatures ont le malheur de sauter dessus elles sont transformées littéralement en chair à pâtée (au temps pour le prince charmant).
Le lendemain matin je faisais des crêpes pour toute la tribu. Et j'ai dû bataillé. La farine n'est pas la même et quelques grumeaux (un bon paquet en fait) m'ont échappé. Mais les crêpes étaient bonnes. Elles avaient le goût du pays et étaient accompagnées de Nutella.

jeudi 17 septembre 2009

Projets

Ettie est vraiment géniale. Je crois que j'ai déjà parlé d'elle précédemment. Elle avait passé 6 mois en échange à Pipo l'année dernière. Elle nous emmène chez elle à Kansas City le weekend qui vient avec Ryan son colloc. J'ai promis que je leur ferai des crêpes et j'ai acheté du Nutella (pourtant j'aime pas trop ça, mais le Peanut Butter ça colle vraiment trop au dent). Ettie et Ryan vivent dans une maison juste à côté du campus avec 4 autres personnes.
C'est mignon tout plein... même si j'ai la confirmation que six étudiants dans une maison ont vraiment besoin d'une femme de ménage. Ils ne paient presque rien de loyer, ce qui me fait regretter de ne pas m'être bouger avant de partir pour trouver quelque chose dans le genre...
Nous avons fait un diner chez elle pas plus tard qu'hier soir. J'avais acheté un Côte du Rhône (14$) qui était bon. Nous l'avons dégusté avec Lucas et Brice, deux 3A de Pipo, Ettie, Rian et Doug (un autre de leur colloc) avec du Brie (Président) et du pain qui ressemblait presque à du pain français.
Pour Halloween on va aller à Madison dans le Wisconsin. Apparemment il y a une fac de ouf et une fête CRAZY à cette occasion. Reste plus qu'à trouver le déguisement. Un passage par le Wal Mart s'impose.
Ettie veut aussi qu'on aille à Jackson dans le sud du Missouri. Ça me dit bien. Apparemment cette ville est un lieu de pèlerinage pour tous les allumés de Dieu du pays. Je sens que je vais adorer.

Sinon j'ai pris mes billets pour San Francisco. Je vais y passer 6 jours chez Sheri Greenawald, ancienne chanteuse d'Opéra et directrice du Merola Program à l'Opéra de San Francisco. Je verrai ses élèves chanter des airs et des duos le dimanche 22 novembre et j'irai à l'opéra en tant que tel le mercredi pour voir Otello, l'avant dernier opéra de Verdi. C'est un de mes préférés de ce compositeur.

Retour à Windy City

J'ai donc conduit une voiture automatique sur 800 miles. C'est long et c'est ennuyant. Encore plus qu'avec une bonne vieille voiture européenne. C'est long surtout parce que la limitation de vitesse est très basse ici. 70 miles dans le Missouri et 65 dans l'Illinois (soit entre 100 et 115 km/h). Mais vu l'état de ce qu'ils ont l'audace d'appeler autoroutes, il vaut mieux ne pas aller beaucoup plus vite par endroit. D'autant que les cops ont l'air un peu tendu sur la vitesse dans ce pays.
A Chicago j'ai surtout refait ce que j'avais déjà fait. De nouveaux ceci : C'est la fin du Navy Pier. La ville était assez brumeuse ce matin là. Ça donnait des choses assez irréelles, comme cette photo prise lors de notre départ :
J'ai aussi testé la deep dish pizza chez Gino, un des resto d'Al Capone. Pas mal, roboratif comme son nom l'indique.
J'ai aussi revu les cousins, de manière assez brève. Le temps d'un repas avant de repartir. Nous avons parlé un peu plus longuement, autour de pâtisseries viennoises et d'un vrai café.

Je faisais un peu la tête en rentrant à Columbia... les grandes villes et leurs ambiances me manquent un peu.